Illustration: Les carences nutritionnelles chez les personnes âgées

Les carences nutritionnelles chez les personnes âgées

Pour Phytocea par Léa Bathily, Diététicienne

Tout au long de notre vie, la machinerie complexe qu’est notre organisme fait face à des besoins nutritionnels qui varient en fonction de ses différents états physiologiques. Quoi qu’il en soit, ces besoins doivent être comblés par des apports alimentaires variés et suffisants pour prévenir les carences alimentaires.

 

Qu’est-ce qu’une carence alimentaire ?

Une carence alimentaire se définit comme une “absence ou insuffisance de certains éléments indispensables à l'équilibre et au développement physique d'un sujet.”. D’un point de vue nutritionnel, il s’agit plus précisément d’un déficit en macronutriments et/ou micronutriments qui induit des conséquences délétères sur le bon fonctionnement de l’organisme, et par conséquent sur la santé.

 

Pourquoi les personnes âgées sont susceptibles d’être carencées ?

Selon l’Anses, sont considérées comme personnes âgées celles étant au moins âgées de 65 ans. Cette catégorie de la population fait partie des groupes les plus vulnérables face aux risques de carences alimentaires. Différents facteurs expliquent ce phénomène.

  • La diminution des apports alimentaires en dépit de besoins nutritionnels qui sont, eux, inchangés voire augmentés dans certaines situations. En France, l’apport énergétique moyen baisse d’environ 13 % chez les personnes âgées. Cette réduction des apports s’explique la plupart du temps par une diminution de l’appétit (causée par l’altération de la perception du goût) et par des difficultés à s’alimenter (causées par des troubles de la déglutition, du système digestif ou des affections dentaires).

  • La diminution des capacités d’absorption en certains nutriments. Avec l’âge, des nutriments comme le magnésium ou le calcium ont tendance à être moins bien absorbés.

L'article "les besoins nutritionnels chez le senior" apporte toutes les informations nécessaires concernant les apports recommandés chez les personnes âgées.

 

Quelles sont les conséquences d’une diminution des apports alimentaires pour les seniors ?

Des apports alimentaires non satisfaisants peuvent être à l’origine de déficits généralisés, et/ou ciblés sur un nutriment en particulier.

 

La dénutrition protéino-énergétique, une carence globale dont l’apport en protéines a un rôle majeur

La dénutrition est une maladie dont la prévalence est importante chez les seniors. Elle touche 10 % des personnes âgées de plus de 70 ans à domicile et 50 % des personnes âgées hospitalisées. Selon la Haute Autorité de Santé, la dénutrition se définit comme “un déséquilibre entre les apports et les besoins de l’organisme. Ce déséquilibre entraîne des pertes tissulaires, notamment musculaires, qui ont des conséquences fonctionnelles délétères”. Bien que le déficit soit général, les protéines ont un rôle majeur pour rétablir le tissu musculaire.

Perte de poids, fatigue, déficit immunitaire, les symptômes observés causés par la dénutrition sont nombreux et plus ou moins réversibles. L’amaigrissement peut par ailleurs évoluer jusqu’à la sarcopénie *, celle-ci entraînant un risque important de chutes. Les besoins en protéines pour une personne atteinte de dénutrition sont par ailleurs augmentés à 1,2 voire 1,5 g/kcal/j.

  • La sarcopénie correspond à une perte de la masse musculaire et de ses fonctions.

     

Calcium, vitamine D et prévention des fragilités osseuses

Le calcium est l’un des minéraux intervenant dans le processus de minéralisation osseuse et participe donc à la rigidité de l’ensemble du tissu osseux. Associée à ce micronutriment, la vitamine D est un soutien important au calcium pour assurer ses fonctions. En effet, la vitamine D permet l’augmentation de l’absorption du calcium à travers la paroi intestinale, mais aussi sa réabsorption au niveau de l’unité fonctionnelle du rein, le néphron.

Pour maximiser l’utilisation du calcium dans notre organisme, la synthèse endogène et l’apport en vitamine D par l'alimentation sont primordiaux.

Les déficits en vitamine D et en calcium sont fréquents chez la personne âgée. Or, ce déficit est loin d’être sans conséquence. Tout au long de la vie, on observe un équilibre entre les phénomènes de résorption et de renouvellement osseux. Néanmoins, les femmes ménopausées et les hommes âgés ont une perte de densité osseuse en vieillissant. Associée à cela, une réduction des capacités d’absorption du calcium aura pour conséquence une déminéralisation osseuse plus importante que son renouvellement. Dans ces conditions, les personnes âgées sont alors prédisposées quant à l’apparition de l’ostéoporose. Cette pathologie est elle-même responsable de fractures, notamment celle du col du fémur, avec un risque deux fois plus élevé chez les femmes âgées que chez les hommes.

 

Les oméga 3, les "passe-partout" pour un accès à la santé

Les oméga 3 sont des lipides appartenant à la classe des acides gras polyinsaturés. Ce sont des molécules essentielles que l’organisme est incapable de synthétiser, d’où l’importance d’en apporter via l’alimentation. D’une manière générale, les oméga-3 interviennent dans des rôles :

  • Fonctionnels : rôle anti-inflammatoire, rôle dans la coagulation, augmente le taux de “bon” cholestérol (les High-Density Lipoprotein) ;

  • De prévention des maladies telles que : la Dégénérescence Maculaire Liée à l’Age (DMLA), les maladies neurodégénératives et cardiaques.

Parmi les oméga-3, l’acide docosahéxaénoïque (DHA) et l’acide éicosapentaénoïque (EPA) sont les plus connus. Le DHA a par ailleurs une action prouvée sur la vision.

Globalement, la population française ne consomme pas assez d’oméga 3 et cet effet est d’autant plus marqué pour les personnes âgées dont les apports sont diminués dans leur ensemble.

L’ANSES recommande une consommation de 5 % d’acides gras polyinsaturés, dont 1 % d’oméga 3 avec 250 mg de DHA et 250 mg d’EPA par jour.

 

Vitamine C, Vitamine E, sélénium et la lutte contre le stress oxydatif

Le stress oxydatif correspond à l’action délétère qu’opèrent les radicaux libres sur nos cellules. Les radicaux libres sont notamment représentés par les Espèces Réactives de l’Oxygène (ROS en anglais). Les conséquences de ce phénomène sont le vieillissement prématuré de nos cellules et dans certains cas un risque d’apparition de cancers. Plus on vieillit, plus le stress oxydatif augmente au sein de notre organisme.

Par son pouvoir antioxydant, la vitamine C, une vitamine hydrosoluble, permet d’assurer le rôle de défense antioxydante pour lutter contre le stress oxydant. La vitamine E est quant à elle un antioxydant liposoluble et permet de limiter l’oxydation des lipides qui est également à l’origine d’effets délétères sur la santé.

Enfin, le sélénium joue aussi un rôle sur le stress oxydant puisqu’il s’agit d’un coenzyme d’enzymes antioxydantes.

Consommés dans les quantités recommandées (ANSES: Références Nutritionnelles) tout au long de notre vie, ces micronutriments ont un véritable rôle pour prévenir le vieillissement des cellules et la survenue de nombreuses maladies.

 

Magnésium, santé cognitive et neurologique

Le magnésium fait partie des minéraux ayant de multiples fonctions, dont celle concernant le fonctionnement du système nerveux. Plus précisément, il est impliqué dans la transmission de messages nerveux. Les besoins en magnésium ne sont généralement pas totalement remplis au sein de la population.

Un manque de magnésium dans l'alimentation peut entraîner l’augmentation du stress et l’anxiété en plus de symptômes neurologiques.

 

Comment prévenir les carences nutritionnelles ?

L’équilibre alimentaire est le meilleur moyen de prévenir les déficits nutritionnels. En prenant garde d’avoir une variété dans les choix d’aliments, les apports nutritionnels seront des plus satisfaisants. Tous les groupes d’aliments sont donc à consommer, à savoir :

  • Des produits laitiers pour l’apport en calcium et vitamine D et leur action préventive dans les fragilités osseuses.

  • Des fruits et légumes pour leurs teneurs en antioxydants pour lutter contre le stress oxydatif et un apport général en vitamines et minéraux (calcium, phosphore, potassium, vitamines B1, B2, B3…).

  • Des produits riches en protéines de bonnes qualités (viande, poisson, œuf) pour prévenir la dénutrition. Concernant les alternatives végétariennes, il est important d’allier légumineuses et produits céréaliers pour un apport en acides aminés essentiels optimal (Les besoins nutritionnels: Focus sur les acides aminés).

  • Des matières grasses pour les apports en acides gras polyinsaturés, notamment les oméga-3 qui ont de multiples rôles dans la prévention des pathologies liées à la sénescence de l’organisme. Les matières grasses sont également intéressantes pour augmenter l’apport calorique d’un repas en cas d’apports énergétiques trop insuffisants, une problématique courante chez les personnes âgées.

  • Des produits céréaliers pour apporter de l’énergie à l’organisme, et d’autres vitamines essentielles au bon fonctionnement de l’organisme comme celles appartenant au groupe B.

     

Le rôle des compléments alimentaires

Pour remédier à ces déficits, l’alimentation conventionnelle est parfois insuffisante. Pour les personnes âgées, il peut être conseillé de prendre des compléments alimentaires pour bénéficier d’apports concentrés en nutriments. Phytocea propose une large gamme de compléments alimentaires répondant à des problématiques ciblées. La Box Vision+ comportant les produits ORetine et Omega+ est un de combo parfait pour répondre aux problématiques liées à la santé oculaire.

 

 

Sources

ANSES - Les références nutritionnelles en vitamines et minéraux

ANSES - AVIS de l’Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail

Etude Individuelle Nationale des Consommations Alimentaires (INCA 3)

Programme National Nutrition Santé (PNNS 3)

Lutte contre la dénutrition


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