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Rappels

  • L’arthrose est une pathologie dégénérative qui touche le cartilage des articulations.
  • Elle évolue par poussées avec des phases chroniques à douleur modérée et des phases aiguës, inflammatoires et accompagnées de fortes douleurs.
  • Plusieurs facteurs de risques sont identifiés comme l’âge, l’hérédité, le surpoids, l’excès de contraintes mécaniques, les traumatismes ou encore l’hérédité.
  • L’arthrose n’est pas facile à traiter car le cartilage ne se renouvelle pas facilement et certaines altérations sont permanentes. Il existe toutefois un panel de mesures, plus ou moins conservatrices, qui visent à ralentir l’évolution, à soulager et/ou à rétablir la fonction de l’articulation malade.

Les traitements symptomatiques

Si de nombreuses études sont en cours, il n’existe actuellement pas de solution « miracle » contre l’arthrose.

La plupart des traitements visent à soulager la douleur et ils combinent souvent approche médicamenteuse et non médicamenteuse.

Les traitements médicamenteux sont représentés en premier lieu par les antalgiques (comme le paracétamol) qui visent à calmer la douleur.

Lors crises inflammatoires on fait appel aux anti-inflammatoires non stéroïdiens (les fameux AINS comme le diclofénac, l’ibuprofène ou l’aspirine par exemple) soit en application topique (c’est l’usage local, grâce à un gel par exemple), soit en prise per os (« par la bouche », c’est le cas des comprimés et des gélules). Attention, l’utilisation des AINS par voie orale est contre-indiquée en cas d’antécédent d’allergie à un AINS, de trouble de la coagulation, d’ulcère stomachal ou duodénal, d’insuffisance hépatique, cardiaque ou rénale. Il est préférable de les prendre sur la durée la plus courte possible pour éviter leurs effets secondaires (comme les brulures d’estomac, c’est la raison pour laquelle ils sont souvent prescrits accompagnés d’un traitement antiacide).

Il existe d’autres stratégies plus invasives telles que l’injection d’acide hyaluronique dans l’articulation qui vise à améliorer la lubrification des cartilages. En cas de débris de cartilage dans l’articulation un lavage articulaire avec ponction peut être proposé.

Les approches d’hygiène et de nutrition

En plus des approches médicamenteuses il est efficace de procéder à des approches non médicamenteuses comme la kinésithérapie et l’activité physique modérée.

Il est indispensable de conserver une activité physique, en effet l’absence de sollicitation risque d’entrainer une fonte musculaire, mais aussi une déminéralisation osseuse qui va participer à l’aggravation de la pathologie.

Parmi les facteurs de risques de l’arthrose on retrouve l’excès de masse corporelle et notamment l’obésité. Une des mesures principales pour diminuer le risque et l’aggravation de l’arthrose est la limitation des contraintes mécaniques sur l’articulation.

En cas de surpoids il est nécessaire de mettre en place des mesures diététiques afin de réduire la masse corporelle. Il convient donc de tendre vers les recommandations du programme national nutrition santé (PNNS). Il est par ailleurs fortement recommandé de se faire accompagner dans cette démarche par un médecin nutritionniste et/ou un diététicien.

Prothèse totale de hanche. Source: NIH

Quelle est la place des compléments alimentaires ?

Les compléments alimentaires et l’approche nutraceutique peuvent s’intégrer dans la stratégie de bien-être articulaire. Il ne faut toutefois pas s’attendre à pouvoir régénérer les articulations. Les compléments alimentaires ne peuvent pas remplacer un traitement médical.

Plusieurs ingrédients des compléments alimentaires ont montré une efficacité plus ou moins importante sur l’amélioration du confort au cours de l’arthrose.

C’est le cas de molécules comme la glucosamine, la chondroïtine sulfate ou la S-adénosyl méthionine. Toutefois, il est recommandé de les consommer de façon raisonnée, en effet il peut exister un risque de surdosage et d’atteinte hépatique.

Il convient donc d’éviter les compléments trop fortement dosés et d’éviter leur usage dans des cas particuliers (insuffisance hépatique, allergie aux fruits de mers/crustacés, femme enceinte, diabète, traitement anticoagulant). Appuyé sur des avis de l’ANSES, la DGCCRF recommande que les doses journalières de glucosamine et de chondroïtine sulfate ne dépassent pas respectivement : 1000 et 900 mg/j.

En phytothérapie certaines plantes ont démontré une certaine efficacité, c’est le cas de la griffe du diable ou du cassis. D’autres plantes comme la reine des prés ou le curcuma sont également utiles grâce à leur effet anti-inflammatoire.

Chez Phytocea nous avons conçus un complément visant à améliorer le confort articulaire : Kine.sis. Il contient une dose raisonnable de sulfate de glucosamine et respecte les recommandations des autorités sanitaires. En plus, nous avons ajouté une combinaison de plantes qui sont réputées pour leur efficacité dans l’accompagnement du traitement de l’arthrose (prêle, griffe du diable, cassis et reine des prés). En complément, pour combler les déficits hivernaux en vitamine D et limiter le risque de déminéralisation osseuse, nous recommandons la prise de Re.Nacre, qui permet un apport de Vitamine D et de calcium biodisponible.

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